Henri de Toulouse-Lautrec. Résolument moderne

Type
Exposition
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Du 09 octobre 2019 au 27 janvier 2020
Panneau pour la baraque de la Goulue, à la Foire du Trône à Paris, Henri de Toulouse-Lautrec, Toulouse-Lautrec, Henri de
Toulouse-Lautrec Henri de Toulouse-Lautrec, Panneau pour la baraque de la Goulue, à la Foire du Trône à Paris (détail)
musée d'Orsay, en 1895
©RMN-Grand Palais (Musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski
Chapeau
Depuis 1992, date de la dernière rétrospective jamais consacrée à l'artiste en France, maintes expositions ont cherché à réinscrire l'œuvre de Toulouse-Lautrec (1864-1901) dans la culture de Montmartre. À force de privilégier le poids du contexte ou le folklore du Moulin-Rouge, on a perdu de vue l'ambition esthétique, poétique, voire politique, de Lautrec.
Henri de Toulouse-Lautrec-Panneau pour la baraque de la Goulue, à la Foire du Trône à Paris
Henri de Toulouse-Lautrec
Panneau pour la baraque de la Goulue, à la Foire du Trône à Paris, 1895
©RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) / DR/DR

Comme l'atteste sa correspondance, Manet, Degas et Forain lui ont permis, dès le milieu des années 1880, de transformer son naturalisme puissant en un style plus incisif et caustique. De vraies continuités s'observent de part et d'autre de sa courte carrière. L'une d'entre elles est la composante narrative dont Lautrec se départit beaucoup moins qu'on pourrait le croire. Elle est particulièrement active aux approches de la mort, vers 1900, quand sa vocation de peintre d'histoire prend une tournure désespérée.

 

L'autre dimension de l'œuvre qu'il convient de rattacher à son apprentissage, c'est le désir de représenter le temps, et bientôt d'en déployer la durée plus que d'en figer le mouvement. Qu'il s'agisse de Princeteau, son maître en peinture hippique, de Cormon, peintre énergique par excellence, ou de Degas, qui le pousse à traquer la dynamique au-delà de la danse, Lautrec n'aura cessé de reformuler l'espace-temps de l'image. L'artiste est parvenu à concilier la fragmentation subjective de l'image et la volonté de hisser la vie moderne vers de nouveaux mythes.

 

Entre peinture, littérature et nouveaux médiums, l'exposition trouve donc son chemin, au plus près de cet accoucheur involontaire du XXe siècle.

 

Commissariat

 

  • Stéphane Guégan, conseiller scientifique auprès de la Présidence des musées d'Orsay et de l'Orangerie
  • Danièle Devynck, directrice du musée Toulouse-Lautrec à Albi
  • Cette exposition est organisée par la Réunion des musées nationaux et l'Établissement public des musées d'Orsay et de l'Orangerie, en collaboration avec le musée Toulouse-Lautrec, Albi.