Henri Rousseau. Le naïf archaïque

Type
Exposition
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Du 06 mars au 06 septembre 2015
La Charmeuse de serpents (en 1907), Rousseau, Henri
Henri Rousseau, La Charmeuse de serpents (en 1907)
musée d'Orsay, Legs Jacques Doucet, 1936
©Musée d’Orsay, Dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt
Chapeau
Deux ans après la grande exposition Manet. Retour à Venise, l'établissement public des musées d'Orsay et de l'Orangerie s'associe à nouveau à la Fondazione Musei Civici di Venezia pour l'organisation d'une exposition d'ampleur dédiée au Douanier Rousseau.
Henri Rousseau, dit le Douanier-La Charmeuse de serpents
Henri Rousseau, dit le Douanier
La Charmeuse de serpents, 1907
©RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski/DR

 

À cette occasion, les œuvres d'Henri Rousseau conservées par les deux musées sont prêtées au sein du Palais ducal, dans les appartements du Doge, constituant le cœur d'une présentation célébrant l'originalité du peintre français par le prisme de ses rapports avec l'archaïsme.

 

Il serait vain en effet de vouloir placer une étiquette sur le travail d'Henri Rousseau (Laval, 1844 - Paris, 1910) sa peinture se refusant à toute tentative de catégorisation. L'histoire de sa réception repose ainsi sur une série de malentendus. Alternativement rejeté par les critiques pour son style naïf, et apprécié par les artistes pour la même raison, le Douanier Rousseau se proclamait peintre réaliste.

 

Cette exposition se propose ainsi de souligner le paradoxe d'un artiste éminemment singulier dont l'œuvre s'inscrit pourtant dans son temps, en confrontant sa peinture à quelques-unes de ses sources d'inspiration, celles d'un XIXe siècle finissant partagé entre académisme et nouvelle peinture, et aux œuvres des artistes d'avant-garde l'ayant intronisé comme père de la modernité.

Commissariat

  • Guy Cogeval, président des musées d'Orsay et de l'Orangerie
  • Gabriella Belli, directrice de la Fondazione Musei Civici di Venezia
  • Beatrice Avanzi et Claire Bernardi, conservateurs au musée d'Orsay