Ingres, Courbet, Monet, Rodin, Gauguin... Les oubliés du Caire

Type
Exposition
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Du 05 octobre 1994 au 08 janvier 1995

/DR

Constituée à partir des années 1920, les collections nationales égyptiennes d'art français du XIXe siècle réservent bien des surprises et sont restées injustement en marge des circuits touristiques. Elles comprennent certes des oeuvres orientalistes, telles des peintures de Jean Gérôme, Regnault ou Fromentin. Mais elles visent aussi à donner un panorama complet de l'art depuis Ingres et Delacroix, jusqu'à Gauguin et Toulouse-Lautrec, en passant par Courbet, les impressionnistes (Degas, Monet, Renoir, Pissarro, Sisley),les sculpteurs Barye, Carpeaux et Rodin.
Parmi les 120 peintures, sculptures et dessins choisis, on a pu découvrir quelques inédits, notamment une version de la Grande Odalisque d'Ingres (vers 1825), une aquarelle de Gustave Moreau, Salomé au jardin, et bien des oeuvres de Sisley, Courbet, Daubigny, Millet, Monet et Degas dont on avait perdu la trace. L'une des pièces les plus célèbres est La vie et la mort de Gauguin (1889) qui n'avait pu être présentée à Paris jusqu'à ce jour.
L'exposition fut l'occasion de découvrir le milieu égyptien francophile de l'entre-deux-guerres, réuni au sein d'une société des Amis de l'art, et la personnalité de Mohammed Mahmoud Khalil, qui constitua, avec son épouse française, une collection léguée à l'Etat égyptien en 1960.
Dans le cadre de la coopération franco-égyptienne lancée en 1988, les oeuvres ont pu être étudiées et une campagne de restauration a été conduite, en vue de l'exposition parisienne, par des restaurateurs français, grâce à l'aide des équipes du ministère de la Culture égyptien.

Commissariat

  • Geneviève Lacambre, conservateur général au musée d'Orsay et Odile Cortet, ingénieur d'étude au service de la Restauration des musées de France