Le Japonisme

Type
Exposition
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Du 19 mai au 15 août 1988
Falize / Tard-Médaillon
Falize / Tard
Médaillon, vers 1869
©RMN-Grand Palais (musée d'Orsay) / Stéphane Maréchalle/DR

Fermé à l'Occident depuis 1641, le Japon, forcé par les Etats-Unis, accepta au milieu du XIXe siècle des traités commerciaux. L'une des conséquences fut, pour les Occidentaux, la découverte d'un univers artistique nouveau. Le Japonisme naquit ainsi de la fascination exercée par les livres, les estampes et les "arts industriels" de ces îles lointaines.
L'exposition a illustré ce phénomène artistique en mettant face à face des oeuvres japonaises et occidentales "japonisantes". Pour les premières, il s'agit de livres et d'objets rapportés par les premiers diplomates, acquis chez des marchands parisiens, présentés aux premières expositions universelles, ou ayant appartenu à des artistes tels que Moreau, Whistler, Monet ou Van Gogh.
Les secondes, dont le nombre s'élève à trois cents, sont issues de toutes les techniques : peinture, dessin, gravure, affiche, reliure, sculpture, mobilier, textile, papier peint, dessin d'architecture et photographie. Ces oeuvres témoignent de l'ampleur du phénomène, depuis les éventails bon marché, comme on en vit dans l'éblouissant Japonnerie de Monet, jusqu'aux images de Bouddha somptueusement reprises par Odilon Redon.
Cette exposition permettait de vérifier la véracité des propos de Roger Marx lorsqu'il affirmait, en avril 1891, que l'influence du Japon, "avec laquelle peut seule être mise en parallèle l'action exercée par l'Antiquité au temps de la Renaissance", était "l'élément de ce qui constitue, à notre insu, le style d'aujourd'hui".

Commissariat

  • Geneviève Lacambre, conservateur en chef au musée d'Orsay
  • Exposition également présentée au musée national d'Art occidental (Tokyo), du 23 septembre au 11 décembre 1988, avec le soutien de la Japan Broadcasting Corporation (NHK)
  • et du Yomiuri Shimbun