Naissance de l'impressionnisme : La liberté de peindre

Type
Exposition
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Du 09 juillet au 20 octobre 2014
Le déjeuner sur l'herbe (entre 1865 et 1866), Monet, Claude
Claude Monet, Le déjeuner sur l'herbe (entre 1865 et 1866)
musée d'Orsay, Dation, 1987
©RMN-Grand Palais (Musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski
Chapeau
L'exposition « Naissance de l'impressionnisme : la liberté de peindre », vise à restituer la diversité et la richesse d'une époque exceptionnelle, creuset de tous les mouvements, de tous les talents, et cherche à abolir le manichéisme longtemps prédominant de la « bonne » peinture, l'impressionnisme, contre la « mauvaise », l'académisme. C'est ainsi l'occasion de constater l'influence des uns sur les autres, comme les résistances.
Claude Monet-Le déjeuner sur l'herbe
Claude Monet
Le déjeuner sur l'herbe, 1865-1866
©Musée d'Orsay, dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt/DR

 

Les Salons permettent de dresser une sorte de panorama de la peinture française et de voir ceux que les jeunes artistes, groupés autour de Manet, admirent : Daubigny, Troyon, Corot, Delacroix, Puvis de Chavannes, Fromentin, Ricard, et ceux qu'ils négligent ou qu'ils réprouvent : Bouguereau, Flandrin, Baudry, Gérôme... tous présents dans l'exposition.

 

Degas évoque sa proximité avec Fantin-Latour et Whistler, est très ami avec James Tissot ; Cézanne proclame sa dette envers Courbet et Manet ; Monet rappelle que c'est grâce à Boudin qu'il est devenu peintre ; Manet avait de l'amitié et de l'estime pour Carolus-Duran et Jean Béraud.

 

En présentant toute cette complexité, l'exposition met en avant ce qui fait l'originalité des impressionnistes : peindre en plein air, sur le motif, en couleurs claires, et insuffler partout le sentiment moderne. Car, comme l'affirmait le critique d'art Jules-Antoine Castagnary en 1867: "Qu'est-il besoin de remonter dans l'histoire, de se réfugier dans la légende ? La beauté est sous les yeux ; dans le présent, non dans le passé, dans la vérité, non dans le rêve, dans la vie, non dans la mort. L'univers que nous avons là, devant nous, est celui-là même que le peintre doit traduire".

Commissariat

  • Caroline Mathieu, conservateur en chef au musée d'Orsay