Pierre Bonnard (1867-1947), l'éternel été

Type
Exposition
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Du 26 septembre au 17 décembre 2018
Crépuscule, dit aussi La partie de croquet (en 1892), Bonnard, Pierre
Pierre Bonnard, Crépuscule, dit aussi La partie de croquet (en 1892)
musée d'Orsay, Don de Daniel Wildenstein par l'intermédiaire de la Société des Amis du Musée d'Orsay, 1985
©RMN-Grand Palais (Musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski
Chapeau
L'exposition « Pierre Bonnard (1867-1947), l'éternel été » est organisée au National Art Center de Tokyo à partir des collections du musée d'Orsay complétées par des prêts de musées japonais et européens. Cette première rétrospective consacrée à Bonnard depuis 37 ans à Tokyo constitue un événement exceptionnel.
Pierre Bonnard -Crépuscule, dit aussi La partie de croquet
Pierre Bonnard
Crépuscule, dit aussi La partie de croquet, 1892
©RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) / DR/DR

 

Peintures, dessins, affiches, lithographies, et photographies offrent de découvrir toutes les périodes de la création de Bonnard. Celui-ci s'est attaché tout au long de sa carrière à peindre des sujets inspirés par sa vie intime et par les lieux de ses villégiatures principales : Paris, La Normandie, le Midi. Au nombre de ses thèmes favoris, se trouve celui des femmes à leur toilette, souvent posées par sa compagne Marthe, où le décor et les accessoires jouent un rôle de première importance.
La découverte de la Côte d'azur en 1909 stimula la créativité de Bonnard. Il ressentit un véritable coup de foudre pour les paysages et l'atmosphère hédoniste du Midi qui évoquaient pour lui l'idéal antique de l'Arcadie. Ses compositions méridionales vibrent de multiples nuances colorées permettant de traduire la luxuriance de la végétation et l'intensité de la lumière solaire. Cette partie de son œuvre dans laquelle il s'exprima par la couleur en toute liberté et dans des formats monumentaux lui valut l'admiration de ses contemporains, comme Matisse, et sa place au panthéon des plus grands peintres du XXe siècle. Pendant la seconde guerre mondiale, Bonnard se réfugia dans son Eden méditerranéen maintes fois transfiguré par le lyrisme de sa palette. Il y mourut en 1947.

Commissariat

 

  • Isabelle Cahn, conservateur en chef des peintures au musée d’Orsay