Exposition

Degas et le nu

Du 13 mars au 01 juillet 2012
Edgar Degas-Femme nue s'essuyant la nuque
Edgar Degas
Femme nue s'essuyant la nuque, Vers 1884
©Photo Florian Kleinefenn/DR

Les figures nues sont au coeur de l'oeuvre d'Edgar Degas (1834-1917), de ses débuts dans la première moitié des années 1850 aux dernières années de son activité artistique peu avant la Première guerre mondiale. Davantage même que les danseuses, les chevaux de course, les scènes urbaines ou les portraits qui lui apportèrent la célébrité, le nu est le genre par lequel Degas innove et fait évoluer son style sur près de cinquante ans.
Degas se distingue par un tempérament innovateur qui s'exerce dans un grand nombre de domaines. Les oeuvres de l'exposition ont été choisies parce qu'elles rendent compte de cette variété de techniques dont Degas s'empare, dans sa quête de nouvelles solutions expressives.
Outre le dessin et la peinture, l'artiste aime particulièrement le pastel, qu'il apprécie pour sa rapidité d'exécution et ses possibilités de reprises grâce à l'absence de séchage. Degas est aussi célèbre pour avoir redécouvert le principe du "monotype", estampe sans gravure, qu'il rehausse parfois au pastel. Il s'essaie en outre à la gravure, la lithographie et surtout à la sculpture qui l'occupe davantage à mesure que sa vue baisse à la fin des années 1880.

Edgar Degas-Femme au bain
Edgar Degas
Femme au bain, 1893-1898
©2011 AGO/DR

Ainsi, cette première exposition monographique consacrée au nu permet de retracer l'intégralité de la carrière de l'artiste, à travers toutes les techniques qu'il a utilisées, depuis sa formation académique jusqu'aux figures schématiques les plus radicales, en passant par les années naturalistes. Degas ne propose plus un nu idéalisé, mais une représentation du corps déshabillé, jusque là inédite.
"Degas et le nu" permet également de replacer le travail de Degas dans son contexte de création, grâce à une sélection d'oeuvres réalisées de son vivant, par des artistes qui l'ont influencé (Ingres, Delacroix), qui ont travaillé concomitamment avec lui (Caillebotte, Renoir) ou qu'il a lui-même inspirés (Matisse, Picasso).
L'ambition de ce parcours est de permettre de comprendre pourquoi Degas occupe une place aussi importante dans l'histoire de l'art du XIXe siècle, en soulignant sa capacité à relier la culture classique de son époque avec les avant-gardes du XXe siècle, grâce à des oeuvres rarement réunies, du fait de leur fragilité et de leur diversité..
Le corps classique : les premiers nus

Edgar Degas-Jeune fille spartiate (vue à mi-corps, le bras tendu vers la droite)
Edgar Degas
Jeune fille spartiate (vue à mi-corps, le bras tendu vers la droite), Vers 1860
©RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) / Gérard Blot/DR

Comme tous les jeunes gens de sa génération qui souhaitent embrasser une carrière artistique, Degas reçoit une formation fondée sur le dessin de figures nues. Considéré comme l'exercice à la fois le plus difficile et le plus instructif, l'"académie" - étude de corps nu - est enseignée dans les ateliers de Barrias (1822-1907) et de Lamothe (1822-1869), héritiers d'Ingres, où Degas fait ses débuts.
Les artistes de l'époque apprennent en effet l'art du nu en copiant la sculpture antique et les maîtres anciens, ou en représentant un modèle vivant lors de séances de pose.

Edgar Degas-Petites filles spartiates provoquant des garçons
Edgar Degas
Petites filles spartiates provoquant des garçons, 1860-1862
©The National Gallery, London/DR

Au musée du Louvre et au cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale tout d'abord, puis au cours d'un long périple italien entre 1856 et 1859 pendant lequel il visite les musées et les monuments les plus remarquables de la Renaissance, Degas se forge une science de la peinture de ses illustres prédécesseurs. Elle accompagnera toutes ses évolutions, y compris les plus avant-gardistes.

Cependant, à travers le passé, Degas cherche moins un modèle à suivre avec fidélité qu'une succession de parti-pris qui lui permettra de se dessiner une voie personnelle. C'est cette synthèse qui explique l'originalité des compositions de Degas, même si ces premiers tableaux relèvent du grand genre historique cher aux académiciens de l'époque.

Ainsi, Petites filles spartiates provoquant des garçons, évoque l'Antiquité mais offre surtout à l'artiste le loisir d'exposer ses recherches sur le corps, si l'on en croit les multiples études réalisées auparavant. La rigueur de son dessin est certes conforme à l'enseignement qu'il a reçu, mais l'attention aux gestes semble tout à fait originale.

Le corps en péril : Scène de guerre au Moyen Âge

Edgar Degas-Scène de guerre au Moyen Age
Edgar Degas
Scène de guerre au Moyen Age, Vers 1865
©RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski/DR

Jusqu'en 1865, date de la présentation au Salon de Scène de guerre au Moyen Âge, Degas veut être un peintre d'histoire dans la continuité du "grand genre", qui relate des faits tirés de l'histoire, de la Bible ou de la mythologie gréco-romaine.
Ce désir explique l'étude de multiples poses qui sont autant d'éléments potentiels à intégrer dans la composition finale.
Dans Scene de guerre au Moyen Âge, les faits exposés par Degas restent incertains : il a longtemps été considéré qu'il pourrait s'agir d'une transposition dans le passé d'une évocation allégorique - aucune goutte de sang n'est versée - de la violence subie par les femmes de la Nouvelle-Orléans au cours de la guerre de Sécession.

Edgar Degas-Femme nue debout, penchée en avant, cheveux défaits, étude pour Scène de guerre au Moyen àge
Edgar Degas
Femme nue debout, penchée en avant, cheveux défaits, étude pour Scène de guerre au Moyen àge, 1863-1865
©RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) / Gérard Blot/DR

Bien que Degas ait pu être sensibilisé à ces atrocités par sa famille maternelle qui y vit, son oeuvre est avant tout une illustration des brutalités et de l'inhumanité des hommes envers les femmes en temps de guerre.
Dernière peinture d'histoire qu'il peint, Scène de guerre au Moyen Âge, dont les effets mats de la peinture rendent un hommage aux fresquistes du XVe siècle, marque un tournant dans l'oeuvre de Degas.
Le tableau final et l'ensemble des dessins préparatoires qui l'accompagnent témoignent en effet à ta fois de l'assimilation de multiples sources d'inspiration, jusqu'à Goya, Delacroix et Puvis de Chavannnes et d'une attention nouvelle au corps, qu'il développe par la suite dans ses études contemporaines de femmes au bain. Il y reprend en effet les mêmes poses dans un contexte tout à fait différent, et y applique la même acuité de regard.
La transition vers le réalisme est particulièrement marquante dans les études qu'il réalise pour Intérieur, dit aussi Le Viol, son plus important tableau de genre à la fin des années 1860.
Le corps exploité : Degas dans les maisons closes

Edgar Degas-Attente d'un client
Edgar Degas
Attente d'un client, 1876-1877
©Collection of Ann and Gordon Getty/DR

Au cours des années 1870, Degas réalise une série de scènes de maisons closes où les corps des prostituées rompent radicalement avec les formes idéales des académies ou des nus classiques. Pour autant, il ne leur attribue pas une morphologie strictement observée du réel.
L'image de ces femmes relève davantage d'un stéréotype largement répandu dans l'imaginaire collectif de l'époque. La prostituée est vue comme une créature grasse, rendue difforme par son oisiveté diurne, par opposition avec le corps de labeur de la paysanne ou de l'ouvrière. C'est par l'attention portée à certains détails corporels que Degas donne à cette série une coloration proche de la nature, ainsi que les photographies pornographiques de l'époque, qui contiennent une dimension sexuellement explicite des corps.

Edgar Degas-Le Client sérieux
Edgar Degas
Le Client sérieux, 1876-1877
©Musée des Beaux-Arts du Canada, Ottawa/DR

La sévérité du regard de Degas n'exclut pas une certaine ironie, autant envers les pensionnaires que leurs clients, saisis dans des situations de domination grotesques où ils sont peu à leur avantage. L'artiste semble même parfois faire preuve d'une certaine compassion lorsqu'il s'intéresse aux moments de solitude de la prostituée dans son alcôve.
Ces images sont restées quasiment inconnues du vivant de Degas. Il s'en sert probablement comme d'un exercice intime, qui guide sa réflexion sur la figuration du corps nu. La série se compose exclusivement de petits monotypes, c'est-à-dire de l'impression sur papier d'un dessin préalablement réalisé sur une plaque de métal. Elle témoigne de la virtuosité de Degas dans les cadrages et dans le rendu des ambiances et du mobilier des établissements de luxe qu'il prend pour objet.

Le corps ausculté : les nus naturalistes de Degas

Edgar Degas-Femme dans son bain s'épongeant la jambe
Edgar Degas
Femme dans son bain s'épongeant la jambe, 1883-1884
©Musée d'Orsay, dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt/DR

A la fin des années 1870 et au début des années 1880, l'intérêt de Degas semble se porter davantage sur la représentation de femmes nues saisies dans une activité quotidienne, comme la toilette ou la coiffure, ou encore un moment de repos après le bain. La représentation répétée de ces activités, par opposition au travail du nu classique se rapportant à l'Antiquité, devient alors déterminante dans la démarche de Degas.
Comme pour les maisons closes, Degas utilise abondamment le monotype dont il augmente sensiblement les formats. Sur une plaque intégralement couverte d'encre, il enlève la matière à l'aide d'une brosse, d'une pointe, voire de ses doigts, aboutissant à des oeuvres à fond sombre qui rappellent les estampes des maîtres hollandais du XVIIe siècle, redécouvertes à l'époque.

Gustave Caillebotte-Homme au bain
Gustave Caillebotte
Homme au bain, 1884
©2012 Museum of Fine Arts, Boston/DR

Il se dégage de ses monotypes à fond sombre une sensualité à la fois ambiguë et naturelle. Avec certains monotypes. Degas réalise une seconde impression de l'image, plus pâle, qu'il rehausse au pastel pour varier les effets comme dans Femme dans son bain s'épongeant la jambe.
C'est également à cette époque, après avoir réalisé plusieurs gravures, telle La Sortie du bain, qu'il espérait présenter à la 4e exposition impressionniste de 1879 sans le faire en définitive, que Degas entreprend une oeuvre de grand format qui pourrait lui apporter une notoriété nouvelle parmi les critiques et les amateurs, à l'heure où le groupe impressionniste connaît des divergences croissantes.
Il laisse pourtant Femme nue s'essuyant [Femme au tub] inachevé. Il conseille son ami Gervex dans une toile tout aussi importante, Rolla, dont l'ambition fait écho à l'Homme au bain de Caillebotte, quasiment de grandeur nature, réalisé en 1884.
Le corps exposé : les nus de Degas dans les années 1880

Edgar Degas-Le tub
Edgar Degas
Le tub, 1886
©Musée d'Orsay, dist. RMN-GP / Patrice Schmidt/DR

La dernière exposition impressionniste, en 1886, représente un tournant dans La carrière de Degas. L'artiste y présente des oeuvres nouvelles dont une "suite de nus de femmes se baignant, se lavant, se séchant, s'essuyant, se peignant ou se faisant peigner", à laquelle appartiennent Le Tub et Femme s'habillant. Ces deux oeuvres, présentes dans l'exposition, sont montrées ensemble pour la première fois depuis 1886.
Dans cette série, Degas exploite pleinement les capacités expressives du pastel, utilisé pur, dans le rendu naturaliste du corps. La juxtaposition d'innombrables traits de couleur donne vie aux chairs. Les corps, observés dans cette lumière artificielle des cabinets de toilette, fascinent les défenseurs de l'esthétique naturaliste. Huysmans admire "la suprême beauté des chairs bleuies ou rosées par l'eau, [...] ta chair déshabillée, réelle, vive" tandis que Geffroy loue l'audace des "allures de batracien" des baigneuses.

Edgar Degas-Femme s'habillant
Edgar Degas
Femme s'habillant, 1885
©Courtesy of the Board of Trustees, National Gallery of Art, Washington/DR

Malgré la banalité des modèles et le prosaïsme des gestes du bain, Degas réussit, dans une synthèse avec les formes classiques de ses prédécesseurs, à donner à ses baigneuses une majesté et à "dégager [...] d'une forme la pure essence", comme le remarque Mirbeau. Ces oeuvres impressionnent également le public et les autres artistes, tel Gauguin, qui croque dans son carnet les poses des baigneuses, lorsque les oeuvres sont exposées à la galerie Boussod et Valadon, en 1888.
Parallèlement aux femmes à leur toilette, les danseuses restent un sujet favori pour Degas qui semble captivé par le rendu de leurs mouvements, qu'elles soient sur scène, à l'exercice ou en coulisses. Conformément à sa tradition classique il les étudie préalablement nues, notamment en sculpture. Les exemplaires présentés dans les salles sont pour moitié des cires originales retrouvées dans l'atelier de Degas après sa mort, pour moitié des bronzes posthumes fondus d'après les cires originales.

Le corps transformé : les nus de la fin de la carrière de Degas

Edgar Degas-Après le bain, femme s'essuyant
Edgar Degas
Après le bain, femme s'essuyant, Vers 1895
©Jean Vong Photography Inc/DR

Les dessins de la fin de la carrière de Degas sont particulièrement expérimentaux : les traits de fusain, d'une nervosité inédite dans leur description des appuis et des mouvements de la baigneuse, conquièrent des surfaces de plus en plus grandes, notamment grâce à des reproductions sur papier calque.
Dans Après le bain, femme s'essuyant, Degas reprend ainsi une composition déjà travaillée précédemment. De même, les oeuvres au pastel, d'ordinaire de petite taille, se développent vers des formats inhabituels dans lesquels s'exprime avant tout la flamboyance de leurs couleurs, au-delà de l'exactitude de la scène représentée. Au cours de ces années où la vue de Degas baisse progressivement, la sculpture prend une place grandissante dans son travail. L'artiste, qui ne destinait pas à la postérité ses modelages à la cire, utilise la sculpture pour étudier les postures et les équilibres de ses baigneuses qu'il représente par ailleurs au fusain, à l'huile ou au pastel.

Edgar Degas-Femme se coiffant
Edgar Degas
Femme se coiffant, 1896-1911 (fonte exécutée entre 1921 et 1931)
©RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski/DR

Degas n'hésite pas à revenir inlassablement sur des poses favorites, expérimentant toujours de nouvelles techniques. L'exactitude de l'anatomie est délaissée au profit d'une émotion toujours plus palpable dans son rapport avec le corps.
Degas est de plus en plus intéressé par la représentation des dos, comme pour se concentrer davantage sur la morphologie que sur la personnalité du modèle. Parallèlement aux découvertes de la chronophotographie, qui permet de décomposer les étapes d'un mouvement, Degas poursuit ses recherches sur la transcription des gestes de ses baigneuses.
Il leur demande des poses parfois très acrobatiques et en réalité, assez éloignées des attitudes d'une toilette. Les tentatives formelles de son oeuvre dépassent alors complètement les ambitions naturalistes des années 1880. On voit parfaitement à travers ses oeuvres tardives combien Degas a souhaité se renouveler dans sa quête plastique. Se dessine alors une réflexion artistique qui n'est pas linéaire, et résiste parfois à l'interprétation lorsque deux styles très différents cohabitent dans des oeuvres réalisées à une même époque.
L'héritage de Degas

Edgar Degas-Après le bain (Femme s'essuyant)
Edgar Degas
Après le bain (Femme s'essuyant), Vers 1896
©Droits réservés/DR

"Il faut refaire dix fois, cent fois le même sujet" avait coutume de dire Degas. Pendant près de cinquante ans, l'artiste retravaille des poses étudiées antérieurement. Alors qu'il a toujours privilégié les femmes observées en intérieur dans une lumière artificielle, il ressent le besoin, à la fin de sa vie, d'en replacer certaines dans un paysage intemporel, comme Deux baigneuses dans l'herbe ou Deux femmes au bain, à l'image des baigneuses de Renoir.
C'est ainsi qu'il boucle un parcours artistique entamé avec une formation académique et les femmes violentées dans le sombre paysage de Scène de guerre au Moyen Âge. Par ce geste, il démontre qu'il est parvenu à hisser au niveau des grands maîtres du passé son système esthétique, synthèse entre une multitude de références et le monde contemporain.

Edgar Degas-Deux femmes au bain
Edgar Degas
Deux femmes au bain, Vers 1895
©Photo Luc Chessex/DR

Alors que Degas est éminemment célèbre après 1900, que ses oeuvres sont collectionnées en Europe et en Amérique du Nord, sa réputation devient très grande auprès des artistes, y compris des nouvelles générations.
Après son décès, les ventes, en 1918, des oeuvres qui se trouvent encore dans son atelier font l'effet d'une révélation, tant certaines sont radicales. Par exemple, la présence physique des corps schématisés dans les deux versions d'Après le bain rappellent les recherches contemporaines de Matisse ou de Picasso associées à la fin du parcours. Tout au long de sa vie, Degas a renouvelé l'approche du thème classique par excellence qu'est le nu, pour le porter vers les avant-gardes du XXe siècle.

Chronologie 1834 : Edgar Degas naît à Paris. Son père. Auguste De Gas (1807-1874), est un banquier né à Naples et sa mère, Célestine Musson (1815-1847), est nés à la Nouvelle-Orléans.
1853 : Bachelier à l'issue d'une scolarité au lycée Louis-Le-Grand, Degas s'inscrit à la Faculté de Droit, sans en suivre l'enseignement.
Il reçoit l'autorisation de copier au Louvre et au cabinet des estampes.
1856-1859 : Voyage en Italie où il séjourne notamment à Naples, Rome (où il étudie le modèle nu à l'académie du soir de la Villa Médicis), Florence, Assise et Orvietto (où il admire les fresques de la cathédrale de Luca Signorelli).
1865 : Participation au Salon avec Scène de guerre au Moyen Âge qui passe presque inaperçu. Puvis de Chavannes aurait cependant félicité Degas à l'issue de la manifestation.
1872-1873 : Degas séjourne avec son frère René dans la famille maternelle de la Nouvelle-Orléans.
1874 : Degas participe à la première exposition impressionniste ayant lieu chez Nadar. Il y présente notamment Répétition d'un ballet sur la Scène.
1877 : Femme nue accroupie, de dos, prêtée par Caillebotte, fait scandale à la troisième exposition impressionniste.
1885 : Durand-Ruel, marchand principal de l'artiste au cours de cette période, achète pour la première fois deux nus intitulés Femme à sa toilette.
1886 : Degas participe à la dernière exposition impressionniste de 1886 avec, entre autres, une "Suite de nus de femme se baignant, se lavant, se séchant, s'essuyant, se peignant ou se faisant peigner" qui suscite de très nombreux commentaires et l'enthousiasme de Huysmans et de Geffroy.
1888 : Exposition d'une série d'oeuvres à la galerie Boussod et Valadon à l'initiative de Théo Van Gogh, où figure Femme sortant du bain.
1890 : Dans une lettre à Valernes, Degas explique son intention de faire une suite de lithographies de nus.
1895 : Degas s'essaie à la photographie.
1896 : L'acceptation d'une partie du legs Caillebotte permet l'entrée de 7 oeuvres de Degas dans les collections nationales, dont L'Etoile et Femme sortant du bain.
1911 : Legs du comte Isaac de Camondo au musée du Louvre qui consacre l'entrée d'une série exceptionnelle de nus de Degas dans les collections publiques françaises dont Le Tub de 1886.
1912 : Démolition de son atelier rue Victor Massé qui le contraint à un déménagement après lequel il semble cesser son activité artistique.
1917 : Mort de Degas à Paris des suites d'une congestion cérébrale.