Théophile Gautier, la critique en liberté

Type
Exposition
-
Du 18 février au 18 mai 1997
Théodore Chassériau -Tepidarium, salle où les femmes de Pompéi venaient se reposer et se sécher en sortant du bain
Théodore Chassériau
Tepidarium, salle où les femmes de Pompéi venaient se reposer et se sécher en sortant du bain, 1853
©RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) / Gérard Blot/DR

Homme de lettres prolixe et critique d'art infatigable, esprit sagace et homme influent, Théophile Gautier (1811-1872) n'a négligé aucun domaine de la création : peinture, architecture, théâtre, danse, opéra et photographie.
L'exposition proposait d'interroger ce que l'auteur de Mademoiselle de Maupin nommait lui-même, en 1847, le "beau dans l'art". Envisageant la carrière entière du critique, elle s'est efforcée de montrer la pertinence, la variété de ses jugements esthétiques durant près de quarante ans de journalisme intensif.
Gautier a plus écrit sur l'art que n'importe quel écrivain français. Ce défenseur de "l'art pour l'art" était également directeur de la revue
L'Artiste et chroniqueur pour Le Moniteur universel. De Delacroix, Ingres et Chassériau à Courbet, Manet, Gustave Moreau et Puvis de Chavannes, il s'est arrêté sur les meilleurs artistes de son temps, respectant la singularité de chacun, ne se laissant emprisonner par aucune doctrine, dogme ou école. Une section entière, en outre, est consacrée au théâtre, à la musique et à la danse, inséparables du critique hugolien et du créateur de Giselle.

Commissariat

  • Stéphane Guégan, responsable des conférences et colloques au service culturel du musée d'Orsay, avec la collaboration pour la section consacrée aux arts du spectacle de Jean-Claude Yon, maître de conférences à l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines