L'exposition « Aubrey Beardsley (1872-1898) » présentée par les commissaires

Découvrez l'exposition « Aubrey Beardsley (1872-1898) » commentée par ses commissaires, Élise Dubreuil, conservatrice arts décoratifs au musée d'Orsay et Leïla Jarbouai, conservatrice arts graphiques au musée d'Orsay. Cette présentation exceptionnelle du travail de Beardsley est la première monographie en France consacrée à ce créateur original mais aussi la première d'importance en Europe depuis celle du Victoria & Albert Museum en 1966. L'exposition s'est tenue au musée d'Orsay du 13 octobre 2020 au 10 janvier 2021 mais n'a connu que trois semaines d'ouverture au public, du fait de la fermeture des musées pour raison sanitaire.  

Aubrey Beardsley (1872-1898)

Aubrey Beardsley (1872-1898) disparaît à l'âge de vingt-cinq ans, en pleine ascension. La grande diffusion de l'œuvre de cet artiste prolifique en a fait un acteur incontournable de la scène londonienne des années 1890.

À vingt ans, Aubrey Beardsley reçoit sa première commande importante de l'éditeur J.M. Dent : l'illustration de La Mort d'Arthur de Thomas Malory, pour laquelle il réalise plusieurs centaines de dessins et qui lui permet de vivre désormais de son art. Revues, recueils, poésie, romans, en quelques années, son travail se diffuse à travers la production éditoriale anglaise. Les illustrations qu'il réalise pour Salomé d'Oscar Wilde figurent parmi les plus célèbres de l'artiste.

Le paroxysme, The Climax (Le paroxysme), Beardsley
Le paroxysme, The Climax (Le paroxysme), Beardsley ©Marcus leith / Marcus J Leith

Les dessins de cette figure originale de l'Angleterre fin-de-siècle, dessins vifs et virtuoses, en noir et blanc, mettent en scène un univers étrange, érotique, audacieux et anticonformiste. Son style très personnel, aisément reconnaissable, allié à la large diffusion de ses travaux, font de lui un phénomène, à tel point que le critique Max Beerbohm qualifie les années 1890 à Londres de « Beardsley Period ».