Lion assis

Antoine-Louis Barye
Lion assis
en 1847
modèle en plâtre gomme-laqué
H. 200,0 ; L. 85,0 ; P. 186,0 cm.
Don J. Zoubaloff, 1914. Dépôt du musée du Louvre, 1986
© RMN-Grand Palais (Musée d’Orsay) / Gérard Blot / Christian Jean
Antoine-Louis Barye (1795 - 1875)
Rez-de-chaussée, Allée centrale des sculptures

En 1846, Louis-Philippe commande à Barye un pendant pour une statue du jardin des Tuileries, le Lion au serpent. Les deux oeuvres demeureront à cet emplacement pendant plus de vingt ans. En 1867, le Lion assis est placé à l'entrée du guichet de l'empereur, sur le quai des Tuileries, où l'on peut le voir encore de nos jours.
Le lion a toujours été, depuis l'antiquité, le symbole de la puissance majestueuse. Ici, on admire la stature imposante, la beauté royale, la facture simple et magistrale. Contrairement à l'habitude, Barye campe son lion dans une immobilité monumentale. L'iconographie des animaux de Barye tranche si violemment avec les habitudes visuelles des spectateurs du XIXe siècle que ce lion pourtant peu agressif est alors parfois représenté comme un fauve à l'allure sauvage et menaçante. Dans un dessin du célèbre caricaturiste Cham, on voit un passager de l'omnibus des Tuileries "se réveillant tout à coup nez à nez avec le lion de Barye", transformé en une bête rugissante, à la crinière hirsute.