Plan du jardin (a), projet de reconstruction partielle du Palais des Tuileries avec jardin d'hiver, plan (b), façade et coupe transversale (c)

Joseph Olive
Plan du jardin (a), projet de reconstruction partielle du Palais des Tuileries avec jardin d'hiver, plan (b), façade et coupe transversale (c)
en 1880
plume et encre noire, aquarelle (a) ; plume et encre noire, aquarelle sur papier calque contrecollé en plein sur papier (b) ; plume et encre noire, lavis sur papier calque contrecollé en plein sur papier (c)
H. 68,2 ; L. 97,5 cm (dessin (a)) autre dimension H. 32,2 ; L. 26,1 cm (dessin (b)) autre dimension H. 17,5 ; L. 36,4 cm (dessin (c))
Dépôt du FNAC,1984
© RMN-Grand Palais (Musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski
Joseph Olive (1817 - 1899)

En janvier 1880, alors que le sort des ruines du palais des Tuileries incendié pendant la Commune de 1871 est encore en suspens, Olive et Bénard proposent ce projet de "rajeunissement du jardin des Tuileries".
Leur première idée est l'aménagement d'un vaste jardin donnant sur les Tuileries reconstruites à l'identique. Ce nouvel espace, plus proche des promenades d'Alphand que des jardins historiques de Le Nôtre, apparaît comme un endroit de détente et de fête destiné à rendre vie à un lieu désolé.
Ils préconisent simultanément un ensemble de mesures visant à aménager les alentours des Tuileries. L'agrandissement du Pont royal doit faciliter la traversée de la Seine, tandis qu'ils proposent sur l'autre rive d'agrandir les locaux de la Caisse des dépôts pour y loger une partie de l'administration des Finances dont les bâtiments avaient eux-aussi brûlé sous la Commune, et un palais des Arts à l'emplacement de l'ancienne cour des Comptes (également détruite pendant la Commune).
Olive et Bénard font encore deux autres propositions pour les Tuileries. La première présente une dimension politique affirmée : ils suggèrent d'édifier à l'emplacement du palais un bâtiment destiné à accueillir les trois grandes assemblées françaises, le Sénat, la Chambre des députés et le Congrès du Parlement. Ce projet est directement lié aux événements politiques récents, puisque les deux chambres ont, l'année précédente, déménagé de Versailles à Paris. La seconde proposition transforme le palais en jardin d'hiver. Ces idées qui furent présentées au gouvernement resteront sans suite. La démolition des Tuileries sera finalement votée en 1882, et c'est l'architecte Edmond Guillaume qui sera chargé en 1899 du réaménagement du jardin.

Oeuvre non exposée en salle actuellement