Musée d'Orsay: Le Néo-impressionnisme, de Seurat à Paul Klee

Le Néo-impressionnisme, de Seurat à Paul Klee

ARCHIVE
2005

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Georges MorrenA l'harmonie© ADAGP, Paris © DR
Trop souvent, le néo-impressionnisme a été réduit au seul mythe du "mélange optique" s'accomplissant dans l'oeil du spectateur pour recréer une nouvelle couleur, conception largement répandue dans l'esprit du public. De même, la touche néo-impressionniste ne se limite pas à des "points" de forme et de taille toujours identique. La technique de Seurat suscite des approches très diverses et le parcours de l'exposition met en évidence les multiples innovations formelles apportées par les autres peintres néo-impressionnistes.

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Paul SignacVoiles et pins© photo atelier 53
Un des premiers effets de l'utilisation de la couleur pure et d'une touche régulière est en effet d'affirmer le plan de la toile. La perspective traditionnelle est ainsi remise en cause et la surface du tableau s'affirme comme un univers indépendant de la nature. Les formes simplifiées par ce traitement prennent des allures géométriques.

Les peintres néo-impressionnistes refusent également le recours aux moyens académiques traditionnels pour créer l'illusion du mouvement. Pour animer la "surface plane" de leurs toiles, ils préfèrent dynamiser leurs tableaux par un jeu de lignes rythmiques ou répéter un motif aux allures géométriques qui scande la composition. Pour les mêmes raisons, ils privilégient l'arabesque dont l'ample développement guide l'oeil du spectateur à la surface de leurs oeuvres.

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