Musée d'Orsay: Le dernier portrait

Le dernier portrait

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Ecole flamande, XVIIe siècleJeune femme sur son lit de mort© Musée des Beaux-Arts, Rouen, Didier Tragin, Catherine Lancien
Cette exposition évoque la pratique qui consistait à faire le portrait d'un défunt, soit sur son lit de mort, soit dans son cercueil, avant sa mise en bière. Ce "dernier portrait" - masque mortuaire, peinture, dessin ou photographie - demeurait dans le cercle étroit de la famille et des amis, mais, dans le cas des personnalités connues, pouvait connaître une large diffusion publique. Extrêmement répandu dans les pays occidentaux au XIXe siècle et jusque dans la première moitié du XXe siècle, le dernier portrait est aujourd'hui en voie de disparition ; du moins reste-t-il limité à la sphère privée.

Masque
Marie Grossholz, future Madame TussaudMasque mortuaire de Marat© Bibliothèque municipale de Lyon, Didier Nicole
Les quelque deux cents oeuvres exposées vont de la fin du Moyen Age au XXe siècle, du masque mortuaire présumé de Battista Sforza, pris en 1472, à la photographie de Mère Teresa, morte à Calcutta en 1997. Il s'agit de montrer combien est ancienne la tradition de la "feinte", cette empreinte qui prenait la place du corps du défunt dans les funérailles royales, tout comme la tradition privée et bourgeoise du portrait peint sur le lit de mort, tel qu'on le rencontre dans les Pays-Bas au XVIIe siècle. L'accent sera mis sur la fin du XVIIIe siècle, qui aimait à couper les têtes (Robespierre, moulé par la future Mme Tussaud), à exposer (Marat) ou à exhumer les corps (Henri IV).

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